Pas à pas... خطوة بخطوة

بحوث في النَفَسِيّة

إنسياق متموضع

Recherches Spirites


Dérive situationniste


« Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la loi »

« ولادة ثم ممات ثم ولادة مجددا مرة بعد أخرى، فتطور دون هوادة؛ تلك هي سنة الحياة !»

De l'âme à l'Esprit من الروح إلى النفس

خلافا لما يذهب إليه البعض، من باب التعريب الحرفي، من ترجمة Spiritisme إلى الأرواحية، فإني أعتقد أن أفضل ترجمة لهذه الكلمة هي ما ارتأيت وكما أبينه في هذه المدونة؛ فالترجمة الأفضل لكلمة Esprit هي النفس، بينما تبقى الروح مرادفة لكلمة Âme؛ وبذلك يكون التعريب الآصح لكلمة Spiritisme هو : النفسية، بتحريك النون والفاء.

SPIRITISME POSTMODERNE (1)


De l'incarné au visible et du désincarné à l'invisible 

À partir de nombreuses séances de communications spirites, ou devrais-je dire stations à la manière soufie vers la néantisation الفناء , comme nouvelle forme d'interprétation de la communication entre les esprits, j'en arrive aujourd'hui à synthétiser ma vision du nouveau spiritisme. 
Elle me semble, en effet, en train de se mettre en place dans une syntonie entre esprits, incarnés et désincarnés et pour cela nous devons désormais plutôt parler pour être plus exacts : visibles et invisibles. 
C'est une première approche du spiritisme postmoderne qui, comme toute  primeur, reste plutôt une ébauche dont l'intérêt est l'éveil des sens que leur fixation sur un objet précis et identifié d'étude.
Et d'abord, pourquoi postmoderne? Parce que c'est l'air du temps, l'ère que nous vivons, même si d'aucuns contestent le vocable, lui substituent un autre comme hypermodernité ou refusent de considérer finie la modernité, ne voyant dans la postmodernité qu'une construction plus théorique que pratique, une illusion d'optique.
Or, justement, même si l'on fait nôtre cette dernière contradiction portée à la réalité de la postmodernité, même si on admet qu'elle est une illusion, ne serait-ce pas alors vivre une illusion, vivre dans l'illusion? Mais qu'est-ce notre vie actuelle d'incarnés sinon une illusion? 
En spirites, ne croyons-nous pas que la vie est au-delà, que la mort est la réalité qui vient souligner justement le caractère bien illusoire de notre vie? En cela donc, la postmodernité, qu'elle soit réalité ou illusion, est bien la caractéristique actuelle de notre époque qui assume la contradiction et l'opposition faisant des contraires une complémentarité allant même jusqu'à inverser les perspectives dans une pensée contradictorielle où le faux peut être vrai sinon est le vrai et ce dernier n'est que le faux supposé vrai et pris pour tel. C'est la dialectique de l'apparent et de l'inapparent, du visible et de l'invisible.
L'incarné est donc le visible, car si on est incarné, on peut n'être pas moins désincarné ou le devenir moyennant une ascèse spirite et une hygiène de vie qui épuisent en nous les constituants matériels, pollinisant notre composante immatérielle, notre seule et véritable individualité qui est spirituelle.
Aussi, on peut être à la fois incarné et désincarné, visible et pratiquement transparent grâce à nos qualités morales qui ne sont que la matérialisation moindre sinon nulle de notre condition humaine et la spiritualisation maximale de nos qualités spirituelles. 
Il en va de même pour un être désincarné en cette ère postmoderne qui sera celle de la rencontre des contraires, de l'harmonie entre les différents plans des réalités, la syntonie entre réel et irréel, visible et invisible, rationnel et irrationnel.
En effet, le désincarné peut être en relation constante avec l'incarné, en pensée surtout, mais aussi en se faisant visible. L'accent étant mis sur la communication à outrance, et c'est déjà la caractéristique de nos sociétés de la communication, le monde virtuel y ayant acquis une importance capitale au point d'y avoir un passage réussissant un quasi-va-et-vient entre virtuel et réel, le virtuel devenant réel et le réel n'étant souvent que virtuel, et on le voit concrètement avec le Printemps arabe et plus particulièrement au laboratoire de la postmodernité qu'est actuellement la Tunisie.
Le plan désincarné est donc le plan invisible et le plan incarné et celui du visible, sachant que les deux plans ne sont deux que par commodité de langage, car ne formant qu'un seul où le réel, le tangible peut être invisible à nos yeux comme c'est le cas avec l'air ou tout ce qui n'est, par exemple, visible qu'à l'ultramicroscope de tant de réalités de notre vie, et où l'invisible n'est plus de l'ordre de l'inexistant ou de l'irrationnel. 
C'est ce qu'on appelle en sociologie, reprenant le terme à la psychiatrie, de coenesthésie ou cénesthésie, et qui n'est que l'impression générale d'aise ou de malaise donnée par l'ensemble des sensations internes.
Un autre terme, un néologisme proposé par le sociologue Michel Maffesoli, est bien adapté à la situation; c'est celui d'écosophie qu'il propose comme substitut à celui galvaudé d'écologie et qui nous ramène à notre mère terre tout en nous élevant dans notre spiritualité.
Michel Maffesoli prône en effet un retour à l’essentielle nature des choses, à «l’invagination du sens» consistant, dans une sensibilité non seulement écologique mais simplement humaniste, à prendre soin de la «Terre Mère», en faire le fondement même de tout être ensemble. Cela accompagne de son point de vue une véritable mutation anthropologique qui est en cours en notre postmodernité qui nous fait sortir du rationalisme classique fait de mépris de la Terre et la dévastation du monde, héritage de la modernité ayant consisté en une mobilisation à outrance de l’énergie, individuelle et collective, vers un paradis céleste ou un paradis terrestre illusoires, pour une façon nouvelle d'être faite d'une raison sensible, d'ajustement succédant à la domination, dans un réapprentissage de la sagesse et de la modération qui sont la caractéristique de la «nature des choses»
N'est-ce pas là le sens de notre visibilité qui est cet enracinement dans la terre, cet humus matériel qui nous fait sans exclure une dépendance du ciel, de tout ce qui est éthéré en notre être et qui permet l'épiphanie, en nous, de l'esprit qui n'est visible qu'au contact de la glaise, mais qui n'est lui-même que dans l'air invisible?

Pour une refondation de la pratique spirite (10)


Considérations sur le travail de rayonnement
J'ai évoqué dans le précédent article le travail de rayonnement spécifiquement à une phase de la vie qui est le deuil, puisque je le propose comme alternative au travail de deuil qui n'a pour conséquence que de nous couper, plus ou moins définitivement, du mode des esprits. 
En effet, si le travail de deuil est utile pour les incarnés, c'est seulement en tant que non-spirites. Ainsi, pour les spirites, pareil travail doit céder la place à un travail de rayonnement qui est aussi, et d'une façon générale, un travail d'illumination.
Pareil travail doit être de mise durant toute notre vie qui est une naissance et une mort constantes, la vie et la mort étant un tout, la même face d'une réalité unique. Cette réalité emporte que vivre doit être une initiation à se préparer à  mourir, car mourir ce n'est rein que vivre vraiment.
De fait, au sens spirite, vivre véritablement, ce n'est pas naître, mais c'est mourir, soit mourir autrement qu'on ne le fait, car c'est mourir à sa fausse nature physique pour vivre sa vraie nature, la nature spirituelle à laquelle on ne peut pas naître puisqu'elle est notre propre nature juste occultée par la matière en nous et qu'on assimile, par défaut mais à tort, à la vie.    
Le travail de rayonnement est, en définitive, comme une posture au seuil d'une porte fermée dont on sait ce qu'il y a derrière pour l'avoir déjà traversée. 
L'incarné se tient, en effet, à l'orée du monde invisible qui déjà n'est qu'une porte factice; or, cette porte est une glace sans tain.
Pour l'incarné évolué, au sens spirite, il sait de quoi il s'agit, car il a déjà été de l'autre côté et/ou s'y rend régulièrement. 
Pour l'inacrné non encore assez évolué, tout ce qu'il voit dans le miroir est la seule réalité; encore la voit-il comme si elle était située devant lui, alors qu'en fait la glace ne lui reflète que ce qui est derrière lui. 
Aussi, il ne se rend pas compte que pour faire face à cette réalité, il lui faut se détourner de la glace et regarder en arrière, derrière lui, ce qu'il croit voir devant lui. Ainsi, et ainsi seulement, il sera enfin dans son monde.
Mais, ce faisant, il n'aura fait qu'un pas tellement petit en direction de la vérité (vers-ité), cet horizon à jamais devant soi. Mais il se sera mis dans la bonne direction, ce qui est, dans le même temps, immense.  Car en ayant pris conscience de cet état des choses, réalisant que l'avers du monde visible est en fait son envers, il n'aura fait qu'une étape insuffisante mais nécessaire.   
Et en continuant le travail sur lui-même, il sera en mesure de savoir qu'il y a de l'irréel dans le réel qu'il voit et que cet irréel est aussi réel, sinon plus réel que son réel habituel qui n'est, en définitive, qu'irréel.
Cela finira, à force de travail de réflexion, d'observation et de méditation, par l'amener à se retourner sur lui-même et le ramène à la glace sans tain qu'il croyait avoir à jamais dépassée comme étape du passé. 
Alors commencera pour lui le travail nécessaire pour accéder finalement à la réalité se situant derrière la glace et qui est invisible sauf pour ceux qui ne voient pas avec les yeux, mais avec les autres perceptions généralement inutilisées bien que présentes en lui. Et il devra, bien sûr, apprendre à les mettre en oeuvre adéquatement !
En fait, tout se passe comme si, dans un ordinateur, on se décide à activer un programme qui est présent mais désactivé par défaut. Une fois qu'on l'aura activé, on entre dans le monde des esprits comme on entre dans le monde virtuel d'internet, à cette différence près que le virtuel des esprits est, quant à lui, bien entré en nous puisqu'avec les esprits, selon la loi du parallélisme des deux mondes visible et invisible, tout se passe avec nous comme pour nous par rapport au monde virtuel auquel on a affaire sur nos ordinateurs.

Pour une refondation de la pratique spirite (9)

Considérations sur la prière spirite :
L'instant éternel ou l'éternité de l'instant spirite
L'espacesprit ou spacespirit(e)


En sociologie compréhensive la plus innovante du moment, celle développée par et autour de Michel Maffeoli, on parle de l'instant éternel qui serait au coeur du donné social une nouvelle éthique de l'existence postmoderne fondée sur l'éphémère, le présent et la jouissance du moment présent, étant libéré des pesanteurs identitaires et rationalistes. 
C'est l'intuition et l'imagination qui meuble cet instant et en le vivant en se laissant guider par une raison sensible désincarnée des considérations de rationalité classiques, on se met en dérive, errant et nomadisant dans un vagabondage initiatique très roboratif de la vie telle qu'elle se donne à vivre. 
Cette temporalité originale est tellement féconde qu'à la manière de l'alchimie, elle débouche sur la saisine de la substance quintessenciée et de la substantifique matière de la socialité, pleine de vitalité sociale, quasiment infinie.
Les spirites devraient méditer cet aspect de la sociologie maffesolienne pour revenir à une pratique plus sûre et moins polluée de l'esprit du spiritisme authentique.
Ainsi, s'agissant de la prière dont on connaît l'importance, elle redeviendra cet instant éternel qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, et non cette manifestation cultuelle où comptent plus l'ostentation et l'affectation que le sentiment vrai et la pensée pure.
On comprendra alors de nouveau que l'on peut être toujours en prière, chaque instant et d'une manière continue et non par moments ou à des occasions précises, et ce pour peu que l'on apprenne à être attentif à la dimension invisible de notre réalité, complément intrinsèque de sa dimension visible de laquelle nous relevons;
Ainsi, tout autant que l'on sait pertinemment que l'air nous entoure sans y prêter trop attention dans notre vie quotidienne, on doit savoir, mais tout en y accordant en spirites la plus grande attention, que nous baignons dans des ondes et des vibrations qui agissent sur nous autant que nous agissons sur eux par notre attitude et notre comportement, notre façon de penser. Aussi doit-on toujours penser aux esprits qui nous entourent et qui agissent sur nous autant que notre attitude et nos manières d'agir et de nous comporter dans la vie ont des conséquences sur eux, éloignant de nous certains, en attirant d'autres, écoutant attentivement ou distraitement l'un, n'écoutant pas ou pas assez l'autre.
Aussi, si on apprenait à être toujours attentif à ce monde parallèle, on verrait qu'il est si interne au nôtre, bien plus intime qu'on le croit, car il n'existe qu'un monde comme un triangle isocèle, une parallèle où la droite qui est le monde de l'incarnation est parallèle à la droite du monde de la désincarnation qui à en même temps le plan de référence.
Or, la méditation le permet en étant la voie royale pour y accéder —, on en ferait cet instant éternel, cette éternité d'un moment privilégié et le demeurant à l'infini car on l'aura cultivé avec soin, ce moment qui est à la fois hors du temps et dans le temps.
C'est, autrement dit, ce que les spiritualistes, dont nos soufis, appellent l'extase, cette sortie de soi qui est dans le même temps une « enstase », soit une redécouverte de soi, une possession plus grande de notre être, ou sa re-possession et ce faisant, la réalisation de notre unité, de l'Être parfait ou uni des soufis الإنسان الكامل
Qu'importe donc de répéter des mots et des expressions de dévotion ou de faire des gestes et des mouvements codifiés comme si l'on était dans le cadre d'une religion où le culte est prépondérant, la prière n'est pas un rituel, elle est une pensée dévouée, sincère et surtout cette ouverture de soi, du plus intime en soi, à l'autre, surtout cet autre qui est nous-mêmes et qui nous est, de ce fait, encore plus intime tout en nous étant (ou à cause de ce fait) extérieur, l'autre invisible qui se situe derrière le miroir sans tain dans lequel on se mire, croyant n'y voir que notre propre reflet. Pour employer une image littéraire, j'oserai dire que cet autre qui est soi est une sorte de « horlà », un autre qui est hors de nous, loin de nous, et là, bien en nous, au creux de notre intimité, ici et maintenant en permanence.
Il est d'ailleurs deux autres termes de cette sociologie à laquelle je faisais référence ci-dessus que je reprendrais volontiers ici et qui sont la coenesthésie (ou cénesthésie) et l'écosophie. Tous deux symbolisent cet état de parfaite symbiose de l'homme avec son milieu sociétal. 
Pour nous qui voulons aujourd'hui les reprendre à notre compte pour la refondation entreprise de la pratique du spiritisme authentique, nous en faisons la parfaite adhésion de l'esprit incarné dans son monde spirituel en distinguant le spirite, ce qui est de nature spirituelle, du rituel qui relève du rite et de la religion, et faire que le spirituel soit un espace d'esprits soit espacespritavec une légère contraction d'espace et d'esprit, ou spacespirit(e) pour oser un néologisme contractant espace en un anglais universel (space) et spirit(e), librement écrit, à la française ou à l'anglaise.      
Aussi, avec la bénédiction de mon guide spirituel, je propose aujourd'hui de passer du terme ancien de spirituel et qui n'est pas propre au spiritisme au terme nouveau et qui lui serait propre, le spacespirite et ce quand il s'agira de qualifier l'imbrication des mondes visible et invisible, des plans des esprits incarnés avec celui des esprits désincarnés. Il ne serait alors qu'une traduction plus fidèle et plus explicite de l''adjectif ou qualificatif spirite, ce dernier demeurant réservé à l'usage en tant que substantif, désignant comme toujours et en terme générique l'adepte du spiritisme.
Le spacespirit(e) ou espacesprit sera donc, pour nous, la manifestation de l'instant d'éternité du spirite, son instant d'éternelle communication avec les esprits, incarnés comme désincarnés. Car en pareil instant, on réussit la gageure de cesser d'agir selon la matière qui est en nous, parfois envahissante, toujours aux aguets, pour enfin incarner au vrai l'esprit qui est en nous.
Ce n'est aussi rien de moins qu'une nouvelle forme d'incarnation, disons une incarnation postmoderne (et nous y reviendrons), une incarnation certes dans la matière, mais qui la transcende, car épiphanisant en nous l'esprit malgré la gangue matérielle l'entourant nominalement. En soufisme authentique, celui des origines, on retrouve ici la figure du Cheikh, qui est, pour de vrai, un esprit incarné, le guide spirituel en chair et en os. Ce n'est rien de moins que la figure originelle du saint de la tradition chrétienne.
Aussi, grâce à cet instant éternel, grâce à notre écosophie et notre coenesthésie avec l'environnement conçu lato sensu, dans sa dimension imbriquée avec ses deux mondes en parallèle, nous devenons presque semblables aux esprits désincarnés dans notre émancipation de la matière et notre action sur elle, dans leur liberté par rapport à la matière.
C'est que notre instant éternel se situera bien que l'on soit encore sur terre, hors du temps et de l'espace qui ne sont que factices, une convention bien commode pour gérer notre rapport à un saptiotemps qui est fondamentalement spiralesque. Et il sera au diapason de celui que n'éprouve que l'esprit désincarné. 
Alors, l'on aura fait sérieusement se rapprocher davantage les deux plans visible et invisible, incarné et désincarné desquels nous relevons et qui sont bien plus imbriqués qu'on ne le pense communément et qu'on ne veut le croire.

Pour une refondation de la pratique spirite (8)


À propos de l’engourdissement spirite  :
Du travail de deuil au travail de rayonnement
Voici ce qu'a m'a inspiré mon guide spirituel à la suite de ce que j'ai noté précédemment sur le passage du trouble spirite, que je considère comme dépassé, à l'engourdissement spirite.
Il s'agit de considérations allant dans le même sens que j'ai consignées par écrit et que je mets ici à la disposition de mes bienveillants lecteurs.
Il appert que contrairement à l'état qu'on qualifiait de trouble qui s'imposait en quelque sorte à l'esprit désincarné, l'engourdissement lui est imposé directement ou indirectement par l'attitude du ou des esprits incarnés qui assistent à sa désincarnation.
Ainsi, si cette désincarnation se passe hors de toute manifestation négative, soit la forme habituelle du deuil, l'esprit désincarné peut échapper à l'engourdissement et même entrer en contact immédiatement avec les esprits incarnés qui accompagnent sa désincarnation.
Aussi, le poids de l'incarnation n'est plus à considérer dans l'occurrence et/ou la durée de l'engourdissement comme on le croyait jusqu'ici avec le trouble spirite.
Car, l'état d'incarnation et surtout ses implications, quelle qu'a pu être la nature de cette incarnation, s'arrêtent d'avoir des effets sur l'esprit émancipé de la matière et qui est donc en mesure de retrouver aussitôt tous ses moyens et échapper ainsi à l'engourdissement, si son entourage l'y aide et ce, bien évidemment, outre sa propre préparation à se désincarner.
Ainsi, tout se passerait comme avec un enfant qui vient de se réveiller pour se retrouver entouré de visages en pleurs et de cris stridents; cela est bien évidemment de nature à le perturber et, les esprits amis venus l'accueillir dans le monde de l'invisible, ne peuvent que le soustraire à pareille scène qui ne ferait que le stresser inutilement.
Or, comme le travail de deuil continue, l'esprit désincarné même hors engourdissement ne saurait établir convenablement le contact ou pas du tout. Aussi, selon son état et sa nature, ce travail de deuil humain peut le perturber et le maintenir un temps en état volontaire d'engourdissement, et ce comme quelqu'un qui traîne au lit n'ayant pas envie de se retrouver, en quittant son lit, parmi des gens qui l'entourent et qui sont en plein délire en attendant qu'il se lève. 
C'est dire à quel point notre travail de deuil à une influence négative insoupçonnable sur la qualité du rapport que l'on peut avoir avec l'esprit qui sort de notre monde visible pour passer du côté invisible. 
Aussi, à la place d'un travail de deuil, on doit apprendre à faire le travail inverse qui est réellement susceptible d'aider la communication avec l'être qui nous quitte ou, pour le moins, de faciliter son passage de notre monde au monde parallèle des esprits.
Il ne s'agit bien évidemment pas de montrer nécessairement de la joie, au lieu de pleurer, même si on peut parfaitement avoir de la joie pour l'esprit qui nous quitte comme on en a pour un détenu qu'on aime et qui vient de sortir de prison.
L'expression que je propose est celle de faire un "travail de rayonnement". En effet, ce mot vient du verbe "rayonner" qui est assez riche pour exprimer les différents sens qui conviennent pour un travail destiné à remplacer le travail de deuil qui s'avère inutile pour la personne qui quitte sa visibilité, quand il n'est pas stressant et carrément néfaste.  
Ainsi, le rayonnement, comme fait de rayonner, c'est  à la fois 
— exprimer une grande joie, notamment sur le visage, porter l'expression d'une satisfaction d'un bonheur intense; mais c'est aussi
— émettre de la lumière, des rayons lumineux, 
— émettre de l'énergie par rayonnement.
Le rayonnement, c'est donc tout à la fois :
— la vive expression d'un sentiment agréable, d'une joie;
— la mode de propagation d'un flux d'énergie sous forme d'ondes ou de particules; 
— l'ensemble des radiations qu'émet un corps;
— l'influence, la diffusion de quelque chose.
Comme synonymes, le rayonnement est :
— le bonheur; l'allégresse, la béatitude, le bonheur, l'égaiement, l'extase, l'exultation, la gaîté, la gaieté, la joie, la jubilation, le plaisir, le ravissement, la réjouissance, la félicité, la liesse...
— l'éclat : la brillance, l'étincellement, le halo, la lueur, l'irisation, le lustre, le poudroiement, le reflet, la réfraction, la réverbération, le scintillement, la luisance, l'opalescence...
— la radiation : l'émission, l'irradiation, la phosphorescence, la propagation, la radiance.
— la diffusion : la circulation, la communication, la diffusion, la dissémination, l'émission, la propagation...
— l'influence, la gloire, le relief, l'illustration...

Comme on le voit, le mot est parfait pour traduire tout d'abord la joie qu'on doit avoir de voir l'être aimé qui nous quitte se libérer de sa prison de chair pour retrouver toutes ses capacités d'esprit et ce sans nous quitter puisque, quoiqu'invisible, il reste avec nous pour peu qu'on apprenne à ne pas oublier sa présence ou à la réclamer en y pensant. 
Ensuite, il l'est pour traduire la communication qui peut s'établir avec lui grâce à notre pensée, nos émissions, nos radiations et nos fluides. Pareil travail est donc un travail de contact et d'échanges entre deux plans visibles et invisibles qui dorment un tout comme l'aire est inséparable de notre vie même s'il n'est pas visible. 
C'est dire donc que l'expression de travail de rayonnement convient parfaitement pour remplacer le travail de deuil afin de favoriser tout à la fois le passage paisible et serein de l'esprit qui se désincarne du monde visible à l'invisible et de maintenir le contact avec lui, lui évitant un engourdissement inutile.

Il reste à trouver la traduction en arabe de ces expressions. Je propose les suivantes qui restent susceptibles de modification, n'ayant pas eu de à leur sujet communication de confirmation :

Engourdissement spirite : الفتور النفسي
Travail de rayonnement : السطوع

Une pensée pour Kardec


Ma pensée pour Kardec et sa réponse 
en ce jour anniversaire de sa désincarnation :
Spiritualiser la pratique spirite, le spiritisme est postmoderne !

En ce jour correspondant à l'anniversaire de la désincarnation du codificateur du spiritisme moderne en 1869, j'ai eu envie d'adresser une prière à son esprit qui ne saurait être loin.
La prière étant pour moi en pensée, il l'a bien évidemment déjà eue avant même que j'aie besoin de la consigner ici. Et je me suis trouvé en train de noter moins ma prière que la réponse de Kardec.
Ainsi, comme je me suis désolé auprès de lui de l'état de délabrement dans lequel se trouve une doctrine aussi sublime, tombée si bas du fait même de ses propres adeptes, je l'ai entendu me répondre que la meilleure façon de monter si haut est de descendre bien bas. 
À ma plainte de l'usage quasi commercial que font de nombreux spirites de sa doctrine, il n'en fut nullement choqué, l'ayant déjà constaté de son temps, assurant que le spiritisme n'étant pas un temple, les marchands ne sauraient lui porter durablement du tort et qu'en leur sein même naîtraient à terme de bonnes vocations pour le service vrai de la doctrine.
Cette doctrine, me dit-il aussi, confirmant toutes mes recherches en l'objet, est d'ores et déjà postmoderne, que la pléiade prodigieuse de son époque est déjà en activité pour faire du spiritisme la loi fondamentale de tous les êtres humains, sans distinction.  
Il nous faut juste nous rappeler toujours de la nécessité d'accepter les épreuves que nous devons subir et agir pour les réussir, car d'un parcours initiatique les initiés et les élus ne sauraient se passer. À eux de puiser en eux, dans leur spiritualité si elle est éveillée, les forces nécessaires pour l'oeuvre en cours. Sinon, qu'ils se hâtent de réveiller leurs valeurs assoupies, en abandonnant les mauvaises habitudes incrustées en eux par une matière toujours active,   afin de ne pas avoir le sort des anges déchus.
Mais avec ceux-là ou sans eux, le spiritisme postmoderne est déjà en marche grâce à ses élus. Avis aux vrais spirites ! Et que ceux qui m'aiment les suivent!
Ainsi me parla en pensée Allan, en ce jour de sa désincarnation. Mais il ne me dit pas s'il n'était pas déjà parmi nous. 
Car qui sait? Il est peut-être déjà là, à veiller sur nous, à l'oeuvre pour la noble mission élevée de faire du spiritisme la science du siècle!   

Pour une refondation de la pratique spirite (7)


Éléments de fond : 
Du trouble à l'engourdissement spirite 

Je parle ici particulièrement de refondation de la pratique spirite. Or, celle-ci n'exclut pas de revoir certains aspects de la théorie, non pas pour les mettre en cause, mais pour les épiphaniser en quelque sorte au vu des lois du jour. Il s'agit de pratiquer cette ouverture de l'esprit que commande le spiritisme qui, étant une science, admet l'évolution de la théorie comme un moteur essentiel pour le savoir devant être évolutif, jamais sclérosé, sinon tombant dans l'ignorance, puisque nul spirite ne peut prétendre un savant, du moment que sa destinée est d'être un éternel apprenti; n'est-il pas ignorant celui qui se prétend savant?
Je consacrerai cet article à la question du trouble spirite à laquelle je proposerai de substituer une notion un peu plus affinée sans rien renier à la notion originelle et ses implications : l'engourdissement spirite.
En effet, si Kardec parle de trouble, il entend moins un état de désordre et de désorganisation ou de confusion, surtout mentale; il vise surtout l'état de l'esprit quittant sa gangue de chair dans laquelle il était diminué, avec une sensibilité amoindrie de toutes ses immenses possibilités avec une intensité plus lente de ses capacités formidables. 
L'esprit en trouble est en effet un esprit encore moins vif qu'il ne le sera après la période du trouble. C'est ainsi une sorte d'hibernation, d'estivation ou de sommeil comme ce qu'on peut constater dans la nature. 
Mais, comme il s'agit d'un esprit libéré de sa prison de chair, c'est encore plus une sorte de torpeur ou de ralentissement des facultés intellectuelles, quelque chose comme de l'hébétude. 
Or, pour tout cela, il y a un terme qui correspond mieux que le terme de trouble, c'est celui d'engourdissement. 
C'est ce terme que je propose en lieu et place du terme classique de trouble. On perlera alors d'engourdissement spirite et non de trouble spirite.     

Pour une refondation de la pratique spirite (6)


Éléments d'approche : 
De quelques principes fondamentaux du spiritisme

Je continue ici à égrener quelques éléments glanés dans la pratique quotidienne du spiritisme d'aujourd'hui, sans nécessairement avoir l'intention d'être exhaustif, ni moralisateur. Mon but reste d'alimenter la réflexion en rappelant certains principes fondateurs du spiritisme.
Une nouvelle médiumnité  :
Comme les tables tournantes, les coups frappés, planchettes et autres moyens et intermédiaires, le spiritisme aujourd'hui peut se passer du médium classique, tel que nous l'avons connu à ce jour, d'autant plus que nombre de ceux-ci ont failli à leur mission, n'honorant les principes spirites fondamentaux qu'à la marge ou juste formellement. 
La loi spirite d'aujourd'hui est que le contact spirituel est désormais direct; on est son propre médium pour peu qu'on le mérite à force d'incarner des valeurs réelles du spiritisme. C'est ainsi qu'on distinguera désormais les esprits incarnés : il y aura ceux qui le sont dans la matière, et ce sont des esprits physiques, et ceux qui le sont dans les valeurs morales, et ce sont des esprits moraux ou spirites, les vrais, les seuls habilités à représenter le spiritisme pris d'assaut, au moment où il gagne le monde, par des armées de faussaires, la jonglerie en esprit étant le nécessaire avènement en religion de l'Antéchrist.
Pour cela, tout vrai spirite privilégiera le travail sur la pensée plus que la facilité du recours aux rituels et rites qui ne sont en rien du spiritisme, juste des reliquats religieux de son état primitif. Le spiritisme aujourd'hui est un pilotage qui est, au pis, providentiel et, au mieux, spirituel. Ainsi est-il postmoderne.
Le spiritisme est postmoderne car il est actuel et universel outre d'être fondamentalement une science en ce que la rationalité de l'existence des esprits et de leur communication au-delà de la convention qu'est la mort est une vérité établie à laquelle la nature donne le nom de palingénésie.
En ce spiritisme postmoderne, la pensée est la seule manifestation authentique de l'esprit. Le médium d'aujourd'hui est donc ce que Kardec appelait sensitif et que j'appellerai pensant au sens où il est non seulement doué de pensée, mais est tout entier une pure pensée maîtrisée.
Il ne s'agit là rien de moins que de la nouvelle variété de médiums annoncée à Kardec par les esprits, la variété ultime probablement avant que le spiritisme ne devienne la future science du genre humain.
Les phénomènes spirites ne sont pas faits pour être donnés en spectacle comme le rappelle Kardec, car le spiritisme n'a rien à gagner à ces phénomènes que d'habiles prestidigitateurs sont en mesure de réaliser. Parler aux coeurs, c'est ainsi qu'on fera le plus de conversions sincères au vrai spiritisme, pratiquons ce à quoi j'ai appelé la culture des sentiments dans un livre consacré à l'Alzheimer, cette soi-disant maladie médicalement, mais qui est une véritable maladie politiquement et socialement.
La force d'un tel médium est à la mesure de la résistance en lui de la matérialité dans laquelle il est incarné ou, à un degré plus élevé, la résistance de son esprit à cette matérialité, sa propre résistance donc, en tant qu'esprit, aux impératifs de sa condition incarnée. Il ne faut pas oublier ici que l'influence occulte des esprits sur nous et autour de nous est permanente et qu'il nous appartient d'être en syntonie avec celle des esprits bons sinon élevés et toujours en garde, moyennant une veille continue, pour neutraliser celle des esprits follets et surtout mauvais, ce qui se traduit souvent dans notre faillite quasi récurrente dans le respect des valeurs, toutes les valeurs, y compris celle de la morale et de l'éthique habituelle des hommes que rappellent les religions.     
Place donc au médium postmoderne! 

Pour une refondation de la pratique spirite (5)

Éléments d'approche : 
De quelques principes fondamentaux du spiritisme 


Je continue ici à égrener quelques éléments glanés dans la pratique quotidienne du spiritisme d'aujourd'hui, sans nécessairement avoir l'intention d'être exhaustif, ni moralisateur. Mon but reste d'alimenter la réflexion en rappelant certains principes fondateurs du spiritisme.

La force de la pensée :

La force qu'est la pensée n'est plus à démontrer en spiritisme. Pourtant, les spirites n'en font pas usage ou si peu. Ils savent pourtant à quel point l'exercice est nécessaire pour avoir les résultats escomptés; et en la matière, eu égard aux sollicitations incessantes de notre mode de vie, la concentration et la méditation n'ont jamais été aussi importantes. 
C'est la voie royale vers l'aboutissement final à une irradiation de toute la matière qui nous compose par notre pensée. Ce qui équivaut bien évidemment à une plus grande spiritualisation de notre être puisque le principe spirituel en nous est un principe pensant.
Aussi nous faut-il saisir la moindre occasion qui s'offre à nous pour cultiver nos pensées les plus élevées et savoir en tirer profit en les disciplinant, les canalisant et les épurant.
Cela se fera bien sûr et le plus souvent par l'introspection, cette observation quasi permanente, sérieuse et sans concession, de notre conscience. Mais cela se fera aussi par l'extrospection, en étudiant régulièrement notre comportement et en n'hésitant pas à juger nos actes dans nos rapports avec autrui. Car l'autre, notre prochain est le plus fidèle miroir dans lequel nous pourrons mener pareille étude psychologique et nous améliorer sans cesse.     

Pour une refondation de la pratique spirite (4)


Éléments d'approche : 
De quelques principes fondamentaux du spiritisme 

Je continue ici à égrener quelques éléments glanés dans la pratique quotidienne du spiritisme d'aujourd'hui, sans nécessairement avoir l'intention d'être exhaustif, ni moralisateur. Mon but reste d'alimenter la réflexion en rappelant certains principes fondateurs du spiritisme.
La suprématie du désincarné (rituel et pratique cultuelle) :
Le vrai spirite ne saurait oublier un seul instant la suprématie du désincarné et sa présence permanente. Or, cela suppose que la forme doit être à ses yeux sans importance, et bien secondaire par rapport à l'acte de foi. Et cet acte de foi est le fait du coeur et de la pensée et non des gestes et des attitudes.
Or que voit-on autour de nous? Des spirites qui se comportent de la même manière que des religieux! Pis ! Ils versent parfois même dans des pratiques de sectes avec le décorum et le rituel dont le but est d'impressionner et non de gagner les coeurs.   
Ainsi en est-il de la prière qui a une importance capitale dans la doctrine spirite, mais non pas comme un chapelet de mots qui sonnent creux, dits souvent sans conviction, que comme un mouvement intense de notre pensée, une vibration nous mettant en syntonie avec notre entourage visible et invisible.  
Il en va de même pour la passe spirite dont la valeur est tellement grande et l'efficacité certaine à la condition d'être pratiquée selon les règles de l'art et pas par n'importe qui. Le magnétisme dont la passe est censée user doit être un vrai don personnel maîtrisé et prouvé; il ne peut exister chez n'importe qui sans s'être manifesté et avoir imprégné sa vie afin de pouvoir être en mesure d'être dégagé en effluves bienfaisants. 
Que nos médiums amateurs méditent ce qui précède ! À user comme ils le font de la passe spirite, ils offensent les esprits élevés et font le bonheur des esprits follets dont ils ne sont alors que les jouets.

Pour une refondation de la pratique spirite (3)


Éléments d'approche : 
De quelques principes fondamentaux du spiritisme :

Je tiens ici à égrener quelques éléments glanés dans la pratique quotidienne du spiritisme d'aujourd'hui, sans nécessairement avoir l'intention d'être exhaustif, ni moralisateur. Mon but reste d'alimenter la réflexion en rappelant certains principes fondateurs du spiritisme.
La charité :
Une des lois fondamentales de la sociologie nous enseigne que toute structure humaine, dont les associations, peut être amenée au cours de sa vie et dans le but d'assurer sa pérennité, à violer allégrement les valeurs mêmes ayant présidé à sa naissance. Or, que voit-on autour de nous, dans la pratique des associations spirites? Nombre d'elles, fondées pourtant sur le principe de la charité, en dehors de laquelle il n'est nul salut, se détournent d'une façon plus ou moins directe, plus ou moins biaisée, de ce principe au nom des intérêts de l'association!    
Certes, en tant que corps social, l'association a besoin de fonds pour vivre, assurer ses activités qui peuvent bien être, elles, gratuites : conférences, exposés, consultation d'ouvrages, etc.
Mais, cela ne suffit pas pour la vraie association spirite, car la charité est un principe cardinal du spiritisme qui ne saurait être galvaudé. Aussi, la vraie association spirite ne saurait s'adonner nullement à une quelconque activité qui soit payante. 
Pour ce qui est des moyens nécessaires à sa survie, elle a les cotisations des adhérents, d'éventuelles subventions et surtout les dons. Cela doit suffire pour que vive l'association sans que l'esprit du spiritisme ne soit terni et même violé ! 

Pour une refondation de la pratique spirite (2)

Éléments d'approche : Désincarner la pratique


Ce qui surprend quand on est un spirite convaincu c'est l'attachement de certains spirites ou spiritualistes se voulant tels mais n'ayant du spiritisme que l'apparence, car demeurant attachés à ce qu'on voit dans les religions, à un rituel qui fait ressembler la belle science qu'est le spiritisme bien plus à une idéologie qu'à un savoir scientifique. C'est le cas, relevé un peu partout, de ce formalisme n'ayant rien de rationnel et qui est certes de nature à impressionner les âmes simples et les esprits naïfs, mais ne pouvant que heurter les vrais scientifiques que sont les spirites.
Or, si un tel stade était nécessaire à un moment de l'histoire du spiritisme, il n'est plus d'actualité aujourd'hui, un moment où le spiritisme est appelé à devenir la loi commune du genre humain.
Je vois, en effet, grossir les rangs spirites de l'apport vivifiant des masses musulmanes qui, redécouvrant l'islam à ses vraies sources à travers le soufisme, réaliseront l'essence spirite de leur religion si belle quand elle est elle-même, ni caricaturée ni défigurée : humaniste, rationaliste et universelle. 
Je vois aussi grossir les rangs spirites de ceux qui furent assez tôt les plus enthousiastes adeptes du spiritisme, honorant Allan Kardec chez eux quand il était déconsidéré en son propre pays, comme tout vrai prophète, toujours rejeté par les siens. Je veux parler des Brésiliens, ce vaillant peuple, symbole d'ouverture et de diversité assumée et dont la pratique aujourd'hui relève plus de l'évangélisation que du spiritisme. Or, tout autant que les musulmans du monde entier, ils auront à faire l'effort de repérer dans leur belle culture les principes réels du spiritisme pour en faire la véritable science humaine, la loi universelle de l'humanité. 
Je donnerai des exemples concrets dans les articles à venir, qui seront autant de pistes à envisager pour un trajet ramenant à la vérité spirite dans cet effort à faire ensemble pour le bien de tous, un effort qui, s'il est sincère, ne peut être qu'intense, durable et régulier, en un mot incessant, car telle est une des lois cardinales du spiritisme.