Pas à pas... خطوة بخطوة

بحوث في النَفَسِيّة

إنسياق متموضع

Recherches Spirites


Dérive situationniste


« Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la loi »

« ولادة ثم ممات ثم ولادة مجددا مرة بعد أخرى، فتطور دون هوادة؛ تلك هي سنة الحياة !»

De l'âme à l'Esprit من الروح إلى النفس

خلافا لما يذهب إليه البعض، من باب التعريب الحرفي، من ترجمة Spiritisme إلى الأرواحية، فإني أعتقد أن أفضل ترجمة لهذه الكلمة هي ما ارتأيت وكما أبينه في هذه المدونة؛ فالترجمة الأفضل لكلمة Esprit هي النفس، بينما تبقى الروح مرادفة لكلمة Âme؛ وبذلك يكون التعريب الآصح لكلمة Spiritisme هو : النفسية، بتحريك النون والفاء.

Pour une refondation de la pratique spirite (8)


À propos de l’engourdissement spirite  :
Du travail de deuil au travail de rayonnement
Voici ce qu'a m'a inspiré mon guide spirituel à la suite de ce que j'ai noté précédemment sur le passage du trouble spirite, que je considère comme dépassé, à l'engourdissement spirite.
Il s'agit de considérations allant dans le même sens que j'ai consignées par écrit et que je mets ici à la disposition de mes bienveillants lecteurs.
Il appert que contrairement à l'état qu'on qualifiait de trouble qui s'imposait en quelque sorte à l'esprit désincarné, l'engourdissement lui est imposé directement ou indirectement par l'attitude du ou des esprits incarnés qui assistent à sa désincarnation.
Ainsi, si cette désincarnation se passe hors de toute manifestation négative, soit la forme habituelle du deuil, l'esprit désincarné peut échapper à l'engourdissement et même entrer en contact immédiatement avec les esprits incarnés qui accompagnent sa désincarnation.
Aussi, le poids de l'incarnation n'est plus à considérer dans l'occurrence et/ou la durée de l'engourdissement comme on le croyait jusqu'ici avec le trouble spirite.
Car, l'état d'incarnation et surtout ses implications, quelle qu'a pu être la nature de cette incarnation, s'arrêtent d'avoir des effets sur l'esprit émancipé de la matière et qui est donc en mesure de retrouver aussitôt tous ses moyens et échapper ainsi à l'engourdissement, si son entourage l'y aide et ce, bien évidemment, outre sa propre préparation à se désincarner.
Ainsi, tout se passerait comme avec un enfant qui vient de se réveiller pour se retrouver entouré de visages en pleurs et de cris stridents; cela est bien évidemment de nature à le perturber et, les esprits amis venus l'accueillir dans le monde de l'invisible, ne peuvent que le soustraire à pareille scène qui ne ferait que le stresser inutilement.
Or, comme le travail de deuil continue, l'esprit désincarné même hors engourdissement ne saurait établir convenablement le contact ou pas du tout. Aussi, selon son état et sa nature, ce travail de deuil humain peut le perturber et le maintenir un temps en état volontaire d'engourdissement, et ce comme quelqu'un qui traîne au lit n'ayant pas envie de se retrouver, en quittant son lit, parmi des gens qui l'entourent et qui sont en plein délire en attendant qu'il se lève. 
C'est dire à quel point notre travail de deuil à une influence négative insoupçonnable sur la qualité du rapport que l'on peut avoir avec l'esprit qui sort de notre monde visible pour passer du côté invisible. 
Aussi, à la place d'un travail de deuil, on doit apprendre à faire le travail inverse qui est réellement susceptible d'aider la communication avec l'être qui nous quitte ou, pour le moins, de faciliter son passage de notre monde au monde parallèle des esprits.
Il ne s'agit bien évidemment pas de montrer nécessairement de la joie, au lieu de pleurer, même si on peut parfaitement avoir de la joie pour l'esprit qui nous quitte comme on en a pour un détenu qu'on aime et qui vient de sortir de prison.
L'expression que je propose est celle de faire un "travail de rayonnement". En effet, ce mot vient du verbe "rayonner" qui est assez riche pour exprimer les différents sens qui conviennent pour un travail destiné à remplacer le travail de deuil qui s'avère inutile pour la personne qui quitte sa visibilité, quand il n'est pas stressant et carrément néfaste.  
Ainsi, le rayonnement, comme fait de rayonner, c'est  à la fois 
— exprimer une grande joie, notamment sur le visage, porter l'expression d'une satisfaction d'un bonheur intense; mais c'est aussi
— émettre de la lumière, des rayons lumineux, 
— émettre de l'énergie par rayonnement.
Le rayonnement, c'est donc tout à la fois :
— la vive expression d'un sentiment agréable, d'une joie;
— la mode de propagation d'un flux d'énergie sous forme d'ondes ou de particules; 
— l'ensemble des radiations qu'émet un corps;
— l'influence, la diffusion de quelque chose.
Comme synonymes, le rayonnement est :
— le bonheur; l'allégresse, la béatitude, le bonheur, l'égaiement, l'extase, l'exultation, la gaîté, la gaieté, la joie, la jubilation, le plaisir, le ravissement, la réjouissance, la félicité, la liesse...
— l'éclat : la brillance, l'étincellement, le halo, la lueur, l'irisation, le lustre, le poudroiement, le reflet, la réfraction, la réverbération, le scintillement, la luisance, l'opalescence...
— la radiation : l'émission, l'irradiation, la phosphorescence, la propagation, la radiance.
— la diffusion : la circulation, la communication, la diffusion, la dissémination, l'émission, la propagation...
— l'influence, la gloire, le relief, l'illustration...

Comme on le voit, le mot est parfait pour traduire tout d'abord la joie qu'on doit avoir de voir l'être aimé qui nous quitte se libérer de sa prison de chair pour retrouver toutes ses capacités d'esprit et ce sans nous quitter puisque, quoiqu'invisible, il reste avec nous pour peu qu'on apprenne à ne pas oublier sa présence ou à la réclamer en y pensant. 
Ensuite, il l'est pour traduire la communication qui peut s'établir avec lui grâce à notre pensée, nos émissions, nos radiations et nos fluides. Pareil travail est donc un travail de contact et d'échanges entre deux plans visibles et invisibles qui dorment un tout comme l'aire est inséparable de notre vie même s'il n'est pas visible. 
C'est dire donc que l'expression de travail de rayonnement convient parfaitement pour remplacer le travail de deuil afin de favoriser tout à la fois le passage paisible et serein de l'esprit qui se désincarne du monde visible à l'invisible et de maintenir le contact avec lui, lui évitant un engourdissement inutile.

Il reste à trouver la traduction en arabe de ces expressions. Je propose les suivantes qui restent susceptibles de modification, n'ayant pas eu de à leur sujet communication de confirmation :

Engourdissement spirite : الفتور النفسي
Travail de rayonnement : السطوع

Une pensée pour Kardec


Ma pensée pour Kardec et sa réponse 
en ce jour anniversaire de sa désincarnation :
Spiritualiser la pratique spirite, le spiritisme est postmoderne !

En ce jour correspondant à l'anniversaire de la désincarnation du codificateur du spiritisme moderne en 1869, j'ai eu envie d'adresser une prière à son esprit qui ne saurait être loin.
La prière étant pour moi en pensée, il l'a bien évidemment déjà eue avant même que j'aie besoin de la consigner ici. Et je me suis trouvé en train de noter moins ma prière que la réponse de Kardec.
Ainsi, comme je me suis désolé auprès de lui de l'état de délabrement dans lequel se trouve une doctrine aussi sublime, tombée si bas du fait même de ses propres adeptes, je l'ai entendu me répondre que la meilleure façon de monter si haut est de descendre bien bas. 
À ma plainte de l'usage quasi commercial que font de nombreux spirites de sa doctrine, il n'en fut nullement choqué, l'ayant déjà constaté de son temps, assurant que le spiritisme n'étant pas un temple, les marchands ne sauraient lui porter durablement du tort et qu'en leur sein même naîtraient à terme de bonnes vocations pour le service vrai de la doctrine.
Cette doctrine, me dit-il aussi, confirmant toutes mes recherches en l'objet, est d'ores et déjà postmoderne, que la pléiade prodigieuse de son époque est déjà en activité pour faire du spiritisme la loi fondamentale de tous les êtres humains, sans distinction.  
Il nous faut juste nous rappeler toujours de la nécessité d'accepter les épreuves que nous devons subir et agir pour les réussir, car d'un parcours initiatique les initiés et les élus ne sauraient se passer. À eux de puiser en eux, dans leur spiritualité si elle est éveillée, les forces nécessaires pour l'oeuvre en cours. Sinon, qu'ils se hâtent de réveiller leurs valeurs assoupies, en abandonnant les mauvaises habitudes incrustées en eux par une matière toujours active,   afin de ne pas avoir le sort des anges déchus.
Mais avec ceux-là ou sans eux, le spiritisme postmoderne est déjà en marche grâce à ses élus. Avis aux vrais spirites ! Et que ceux qui m'aiment les suivent!
Ainsi me parla en pensée Allan, en ce jour de sa désincarnation. Mais il ne me dit pas s'il n'était pas déjà parmi nous. 
Car qui sait? Il est peut-être déjà là, à veiller sur nous, à l'oeuvre pour la noble mission élevée de faire du spiritisme la science du siècle!   

Pour une refondation de la pratique spirite (7)


Éléments de fond : 
Du trouble à l'engourdissement spirite 

Je parle ici particulièrement de refondation de la pratique spirite. Or, celle-ci n'exclut pas de revoir certains aspects de la théorie, non pas pour les mettre en cause, mais pour les épiphaniser en quelque sorte au vu des lois du jour. Il s'agit de pratiquer cette ouverture de l'esprit que commande le spiritisme qui, étant une science, admet l'évolution de la théorie comme un moteur essentiel pour le savoir devant être évolutif, jamais sclérosé, sinon tombant dans l'ignorance, puisque nul spirite ne peut prétendre un savant, du moment que sa destinée est d'être un éternel apprenti; n'est-il pas ignorant celui qui se prétend savant?
Je consacrerai cet article à la question du trouble spirite à laquelle je proposerai de substituer une notion un peu plus affinée sans rien renier à la notion originelle et ses implications : l'engourdissement spirite.
En effet, si Kardec parle de trouble, il entend moins un état de désordre et de désorganisation ou de confusion, surtout mentale; il vise surtout l'état de l'esprit quittant sa gangue de chair dans laquelle il était diminué, avec une sensibilité amoindrie de toutes ses immenses possibilités avec une intensité plus lente de ses capacités formidables. 
L'esprit en trouble est en effet un esprit encore moins vif qu'il ne le sera après la période du trouble. C'est ainsi une sorte d'hibernation, d'estivation ou de sommeil comme ce qu'on peut constater dans la nature. 
Mais, comme il s'agit d'un esprit libéré de sa prison de chair, c'est encore plus une sorte de torpeur ou de ralentissement des facultés intellectuelles, quelque chose comme de l'hébétude. 
Or, pour tout cela, il y a un terme qui correspond mieux que le terme de trouble, c'est celui d'engourdissement. 
C'est ce terme que je propose en lieu et place du terme classique de trouble. On perlera alors d'engourdissement spirite et non de trouble spirite.     

Pour une refondation de la pratique spirite (6)


Éléments d'approche : 
De quelques principes fondamentaux du spiritisme

Je continue ici à égrener quelques éléments glanés dans la pratique quotidienne du spiritisme d'aujourd'hui, sans nécessairement avoir l'intention d'être exhaustif, ni moralisateur. Mon but reste d'alimenter la réflexion en rappelant certains principes fondateurs du spiritisme.
Une nouvelle médiumnité  :
Comme les tables tournantes, les coups frappés, planchettes et autres moyens et intermédiaires, le spiritisme aujourd'hui peut se passer du médium classique, tel que nous l'avons connu à ce jour, d'autant plus que nombre de ceux-ci ont failli à leur mission, n'honorant les principes spirites fondamentaux qu'à la marge ou juste formellement. 
La loi spirite d'aujourd'hui est que le contact spirituel est désormais direct; on est son propre médium pour peu qu'on le mérite à force d'incarner des valeurs réelles du spiritisme. C'est ainsi qu'on distinguera désormais les esprits incarnés : il y aura ceux qui le sont dans la matière, et ce sont des esprits physiques, et ceux qui le sont dans les valeurs morales, et ce sont des esprits moraux ou spirites, les vrais, les seuls habilités à représenter le spiritisme pris d'assaut, au moment où il gagne le monde, par des armées de faussaires, la jonglerie en esprit étant le nécessaire avènement en religion de l'Antéchrist.
Pour cela, tout vrai spirite privilégiera le travail sur la pensée plus que la facilité du recours aux rituels et rites qui ne sont en rien du spiritisme, juste des reliquats religieux de son état primitif. Le spiritisme aujourd'hui est un pilotage qui est, au pis, providentiel et, au mieux, spirituel. Ainsi est-il postmoderne.
Le spiritisme est postmoderne car il est actuel et universel outre d'être fondamentalement une science en ce que la rationalité de l'existence des esprits et de leur communication au-delà de la convention qu'est la mort est une vérité établie à laquelle la nature donne le nom de palingénésie.
En ce spiritisme postmoderne, la pensée est la seule manifestation authentique de l'esprit. Le médium d'aujourd'hui est donc ce que Kardec appelait sensitif et que j'appellerai pensant au sens où il est non seulement doué de pensée, mais est tout entier une pure pensée maîtrisée.
Il ne s'agit là rien de moins que de la nouvelle variété de médiums annoncée à Kardec par les esprits, la variété ultime probablement avant que le spiritisme ne devienne la future science du genre humain.
Les phénomènes spirites ne sont pas faits pour être donnés en spectacle comme le rappelle Kardec, car le spiritisme n'a rien à gagner à ces phénomènes que d'habiles prestidigitateurs sont en mesure de réaliser. Parler aux coeurs, c'est ainsi qu'on fera le plus de conversions sincères au vrai spiritisme, pratiquons ce à quoi j'ai appelé la culture des sentiments dans un livre consacré à l'Alzheimer, cette soi-disant maladie médicalement, mais qui est une véritable maladie politiquement et socialement.
La force d'un tel médium est à la mesure de la résistance en lui de la matérialité dans laquelle il est incarné ou, à un degré plus élevé, la résistance de son esprit à cette matérialité, sa propre résistance donc, en tant qu'esprit, aux impératifs de sa condition incarnée. Il ne faut pas oublier ici que l'influence occulte des esprits sur nous et autour de nous est permanente et qu'il nous appartient d'être en syntonie avec celle des esprits bons sinon élevés et toujours en garde, moyennant une veille continue, pour neutraliser celle des esprits follets et surtout mauvais, ce qui se traduit souvent dans notre faillite quasi récurrente dans le respect des valeurs, toutes les valeurs, y compris celle de la morale et de l'éthique habituelle des hommes que rappellent les religions.     
Place donc au médium postmoderne! 

Pour une refondation de la pratique spirite (5)

Éléments d'approche : 
De quelques principes fondamentaux du spiritisme 


Je continue ici à égrener quelques éléments glanés dans la pratique quotidienne du spiritisme d'aujourd'hui, sans nécessairement avoir l'intention d'être exhaustif, ni moralisateur. Mon but reste d'alimenter la réflexion en rappelant certains principes fondateurs du spiritisme.

La force de la pensée :

La force qu'est la pensée n'est plus à démontrer en spiritisme. Pourtant, les spirites n'en font pas usage ou si peu. Ils savent pourtant à quel point l'exercice est nécessaire pour avoir les résultats escomptés; et en la matière, eu égard aux sollicitations incessantes de notre mode de vie, la concentration et la méditation n'ont jamais été aussi importantes. 
C'est la voie royale vers l'aboutissement final à une irradiation de toute la matière qui nous compose par notre pensée. Ce qui équivaut bien évidemment à une plus grande spiritualisation de notre être puisque le principe spirituel en nous est un principe pensant.
Aussi nous faut-il saisir la moindre occasion qui s'offre à nous pour cultiver nos pensées les plus élevées et savoir en tirer profit en les disciplinant, les canalisant et les épurant.
Cela se fera bien sûr et le plus souvent par l'introspection, cette observation quasi permanente, sérieuse et sans concession, de notre conscience. Mais cela se fera aussi par l'extrospection, en étudiant régulièrement notre comportement et en n'hésitant pas à juger nos actes dans nos rapports avec autrui. Car l'autre, notre prochain est le plus fidèle miroir dans lequel nous pourrons mener pareille étude psychologique et nous améliorer sans cesse.     

Pour une refondation de la pratique spirite (4)


Éléments d'approche : 
De quelques principes fondamentaux du spiritisme 

Je continue ici à égrener quelques éléments glanés dans la pratique quotidienne du spiritisme d'aujourd'hui, sans nécessairement avoir l'intention d'être exhaustif, ni moralisateur. Mon but reste d'alimenter la réflexion en rappelant certains principes fondateurs du spiritisme.
La suprématie du désincarné (rituel et pratique cultuelle) :
Le vrai spirite ne saurait oublier un seul instant la suprématie du désincarné et sa présence permanente. Or, cela suppose que la forme doit être à ses yeux sans importance, et bien secondaire par rapport à l'acte de foi. Et cet acte de foi est le fait du coeur et de la pensée et non des gestes et des attitudes.
Or que voit-on autour de nous? Des spirites qui se comportent de la même manière que des religieux! Pis ! Ils versent parfois même dans des pratiques de sectes avec le décorum et le rituel dont le but est d'impressionner et non de gagner les coeurs.   
Ainsi en est-il de la prière qui a une importance capitale dans la doctrine spirite, mais non pas comme un chapelet de mots qui sonnent creux, dits souvent sans conviction, que comme un mouvement intense de notre pensée, une vibration nous mettant en syntonie avec notre entourage visible et invisible.  
Il en va de même pour la passe spirite dont la valeur est tellement grande et l'efficacité certaine à la condition d'être pratiquée selon les règles de l'art et pas par n'importe qui. Le magnétisme dont la passe est censée user doit être un vrai don personnel maîtrisé et prouvé; il ne peut exister chez n'importe qui sans s'être manifesté et avoir imprégné sa vie afin de pouvoir être en mesure d'être dégagé en effluves bienfaisants. 
Que nos médiums amateurs méditent ce qui précède ! À user comme ils le font de la passe spirite, ils offensent les esprits élevés et font le bonheur des esprits follets dont ils ne sont alors que les jouets.

Pour une refondation de la pratique spirite (3)


Éléments d'approche : 
De quelques principes fondamentaux du spiritisme :

Je tiens ici à égrener quelques éléments glanés dans la pratique quotidienne du spiritisme d'aujourd'hui, sans nécessairement avoir l'intention d'être exhaustif, ni moralisateur. Mon but reste d'alimenter la réflexion en rappelant certains principes fondateurs du spiritisme.
La charité :
Une des lois fondamentales de la sociologie nous enseigne que toute structure humaine, dont les associations, peut être amenée au cours de sa vie et dans le but d'assurer sa pérennité, à violer allégrement les valeurs mêmes ayant présidé à sa naissance. Or, que voit-on autour de nous, dans la pratique des associations spirites? Nombre d'elles, fondées pourtant sur le principe de la charité, en dehors de laquelle il n'est nul salut, se détournent d'une façon plus ou moins directe, plus ou moins biaisée, de ce principe au nom des intérêts de l'association!    
Certes, en tant que corps social, l'association a besoin de fonds pour vivre, assurer ses activités qui peuvent bien être, elles, gratuites : conférences, exposés, consultation d'ouvrages, etc.
Mais, cela ne suffit pas pour la vraie association spirite, car la charité est un principe cardinal du spiritisme qui ne saurait être galvaudé. Aussi, la vraie association spirite ne saurait s'adonner nullement à une quelconque activité qui soit payante. 
Pour ce qui est des moyens nécessaires à sa survie, elle a les cotisations des adhérents, d'éventuelles subventions et surtout les dons. Cela doit suffire pour que vive l'association sans que l'esprit du spiritisme ne soit terni et même violé ! 

Pour une refondation de la pratique spirite (2)

Éléments d'approche : Désincarner la pratique


Ce qui surprend quand on est un spirite convaincu c'est l'attachement de certains spirites ou spiritualistes se voulant tels mais n'ayant du spiritisme que l'apparence, car demeurant attachés à ce qu'on voit dans les religions, à un rituel qui fait ressembler la belle science qu'est le spiritisme bien plus à une idéologie qu'à un savoir scientifique. C'est le cas, relevé un peu partout, de ce formalisme n'ayant rien de rationnel et qui est certes de nature à impressionner les âmes simples et les esprits naïfs, mais ne pouvant que heurter les vrais scientifiques que sont les spirites.
Or, si un tel stade était nécessaire à un moment de l'histoire du spiritisme, il n'est plus d'actualité aujourd'hui, un moment où le spiritisme est appelé à devenir la loi commune du genre humain.
Je vois, en effet, grossir les rangs spirites de l'apport vivifiant des masses musulmanes qui, redécouvrant l'islam à ses vraies sources à travers le soufisme, réaliseront l'essence spirite de leur religion si belle quand elle est elle-même, ni caricaturée ni défigurée : humaniste, rationaliste et universelle. 
Je vois aussi grossir les rangs spirites de ceux qui furent assez tôt les plus enthousiastes adeptes du spiritisme, honorant Allan Kardec chez eux quand il était déconsidéré en son propre pays, comme tout vrai prophète, toujours rejeté par les siens. Je veux parler des Brésiliens, ce vaillant peuple, symbole d'ouverture et de diversité assumée et dont la pratique aujourd'hui relève plus de l'évangélisation que du spiritisme. Or, tout autant que les musulmans du monde entier, ils auront à faire l'effort de repérer dans leur belle culture les principes réels du spiritisme pour en faire la véritable science humaine, la loi universelle de l'humanité. 
Je donnerai des exemples concrets dans les articles à venir, qui seront autant de pistes à envisager pour un trajet ramenant à la vérité spirite dans cet effort à faire ensemble pour le bien de tous, un effort qui, s'il est sincère, ne peut être qu'intense, durable et régulier, en un mot incessant, car telle est une des lois cardinales du spiritisme.

Pour une refondation de la pratique spirite (1)

Considérations générales
L'humanité, à n'en pas douter, est entrée dans un nouveau cycle de son histoire. Ce cycle sera placé sous la loi de la fraternité. En effet, à la loi du père, qu'il soit Dieu le père ou l'État tout-puissant, c'est la loi des frères qui prend le relais, une relation horizontale des rapports humains, une socialité où le divin est social et spirituel et non plus religieux au sens culturel et rituel; donc des règles pour vivre ensemble immanentes au corps social et non transcendantes à ce corps, consacrant et incarnant un être-ensemble libre et libertaire et non plus un devoir-être moral dictatorial.
Or, cette loi spirituelle au sens noble de la spiritualité sera exactement spirite, le spiritisme ayant démontré à travers les âges et les cultures qu'il représente l'humanisme à sa plus grande expression, en étant scientifique et universel dans un monde postmoderne où l'accent, plus que jamais, est mis sur les valeurs d'amour, sur cet ordre amoureux (ordo amoris) devant régir le genre humain.
Toutefois, comme toute théorie humaine, le spiritisme en tant que science de l'homme et de son monde est soumis à la condition incarnée des êtres vivants et aux lois de la nature de renouvellement constant à travers naissances et renaissances et doit donc évoluer en mettant à jour certains de ses dogmes et rites accessoires n'ayant plus rien à voir avec ses principes fondamentaux, étant dérivés d'une pratique qui a vieilli ou a dévié des règles de base, venant même parfois contrarier l'esprit originel spirite.
Dans le cadre des recherches entreprises ici, j'entends donc contribuer à pareil effort dans des articles qui suivront en y invitant aussi les spirites sérieux, sincères et honnêtes que j'invite donc à repenser le spiritisme, en refonder la pratique bien plus que la théorie qui elle reste valable pour tout temps et espace, et ce afin de conformer sa praxis à son essence. 
Dans cette optique, je serai heureux de recevoir vos contributions, remarques et commentaires.

Spiritisme islamique (2) النفسية الإسلامية


النفسية الإسلامية أو التصوف
 في الإسلام السلفي
(2)
 Spiritisme islamique ou Soufisme
Dans l'islam salafiste


تعرض‭ ‬الإمام‭ ‬أحمد‭ ‬ابن‭ ‬تيمية‭ ‬إلى‭ ‬التصوف‭ ‬من‭ ‬باب‭ ‬موافقته‭ ‬أو‭ ‬مخالفته‭ ‬للشريعة‭ ‬الإسلامية‭ ‬مستهديا‭ ‬لذلك‭ ‬بما‭ ‬ورد‭ ‬في‭ ‬الكتاب‭ ‬والسنة‭ ‬وما‭ ‬أثر‭ ‬عن‭ ‬كبار‭ ‬الصحابة‭ ‬والتابعين‭ ‬ومن‭ ‬جاء‭ ‬بعدهم‭.‬
وللمتمعن‭ ‬في‭ ‬موقفه‭ ‬يرى‭ ‬أنه‭ ‬لم‭ ‬يكن‭ ‬يعادي‭ ‬التصوف‭ ‬بل‭ ‬أنكر‭ ‬منه‭ ‬ما‭ ‬لم‭ ‬يكن‭ ‬يراه‭ ‬موافقا‭ ‬للكتاب‭ ‬والسنة‭ ‬أو‭ ‬لم‭ ‬يكن‭ ‬مأثورا‭ ‬عن‭ ‬أحد‭ ‬الصحابة‭ ‬والتابعين‭. ‬كما‭ ‬أنه‭ ‬لم‭ ‬يرفض‭ ‬من‭ ‬سلوكاته‭ ‬شيئا‭ ‬مما‭ ‬رآه‭ ‬من‭ ‬السلوك‭ ‬الصحيح‭ ‬المؤيد‭ ‬بالكتاب‭ ‬والسنة،‭ ‬موافقا‭ ‬في‭ ‬ذلك‭ ‬المعتدلين‭ ‬من‭ ‬الصوفية،‭ ‬وخاصة‭ ‬الأوائل‭ ‬منهم،‭ ‬معارضا‭ ‬فريقا‭ ‬آخر‭ ‬من‭ ‬المتأخيرن‭ ‬منهم‭ ‬ممن‭ ‬نحوا‭ ‬بالصوفية‭ ‬منحى‭ ‬رآه‭ ‬يبتعد‭ ‬عن‭ ‬الدين‭.‬
فموقف‭ ‬آبن‭ ‬تيمية‭ ‬من‭ ‬التصوف‭ ‬ليس‭ ‬بالموقف‭ ‬المعادي‭ ‬السلبي‭ ‬بالضرورة،‭ ‬بل‭  ‬هو‭ ‬موقف‭ ‬الدارس‭ ‬للتصوف‭ ‬دراسة‭ ‬للفكرة‭ ‬وللسلوك‭ ‬مع‭ ‬غاية‭ ‬إعادتهما‭ ‬إلى‭ ‬صراط‭ ‬الشريعة‭ ‬إذا‭ ‬اقتضى‭ ‬الأمر‭ ‬ذلك‭ ‬وتنقيتهما‭ ‬مما‭ ‬شابهما‭ ‬من‭ ‬انحرافات‭ ‬عبر‭ ‬السنين‭.   ‬
وسنعرض‭ ‬هنا‭ ‬لهذا‭ ‬الموقف‭ ‬لإبراز‭ ‬الموافقات‭ ‬بين‭ ‬التصوف‭ ‬والفكر‭ ‬السلفي‭. ‬ثم‭ ‬تكون‭ ‬لنا‭ ‬عودة‭ ‬بعد‭ ‬ذلك‭ ‬لرفع‭ ‬الالتباس‭ ‬بخصوص‭ ‬ما‭ ‬يكون‭ ‬رفضه‭ ‬الإمام‭ ‬ابن‭ ‬تيمية‭ ‬من‭ ‬زاويته‭ ‬السلفية‭ ‬لنبين‭ ‬ما‭ ‬يمكن‭ ‬إيجاده‭ ‬من‭ ‬إئتلاف‭ ‬بين‭ ‬بقية‭ ‬الجوانب‭ ‬الصوفية‭ ‬والإسلام‭ ‬من‭ ‬زواية‭ ‬نظر‭ ‬أخرى،‭ ‬غير‭ ‬سلفية‭ ‬بالضرورة‭ ‬دون‭ ‬أن‭ ‬تكون‭ ‬غير‭ ‬إسلامية‭. ‬
أما‭ ‬الآن،‭ ‬فنبدأ‭ ‬بالتصوف‭ ‬من‭ ‬زاوية‭ ‬نظر‭ ‬ابن‭ ‬تيمية،‭ ‬وقد‭ ‬قام‭ ‬بحق‭ ‬بدراسة‭ ‬معمقة‭ ‬لفكرة‭ ‬التصوف،‭ ‬تعرض‭ ‬فيها‭ ‬إلى‭ ‬كل‭ ‬جوانب‭ ‬ما‭ ‬عرف‭ ‬عن‭ ‬الصوفية‭. ‬فتحدث‭ ‬عن‭ ‬أصل‭ ‬الصوفية‭ ‬وعلاقة‭ ‬الفقر‭ ‬بها‭. ‬كما‭ ‬تحدث‭ ‬عن‭ ‬أهل‭ ‬الصفة،‭ ‬من‭ ‬كانوا‭ ‬وما‭ ‬أصل‭ ‬تسميتهم‭ ‬وما‭ ‬كانت‭ ‬حالهم‭ ‬وسبب‭ ‬تفضيلهم‭ ‬هلى‭ ‬غيرهم‭ ‬في‭ ‬الإسلام‭. ‬
وتحدث‭ ‬أيضا‭ ‬عن‭ ‬مصطلح‭ ‬هام‭ ‬عند‭ ‬المتصوفة،‭ ‬ألا‭ ‬وهو‭ ‬الفتوة،‭ ‬فذكر‭ ‬أصل‭ ‬هذه‭ ‬الكلمة‭ ‬وما‭ ‬كانت‭ ‬حال‭ ‬المتسمين‭ ‬بالفتوة‭ ‬وشروطهم‭. ‬وتعرض‭ ‬إلى‭ ‬موضوع‭ ‬الفقر‭ ‬والغنى،‭ ‬وهل‭ ‬الفقير‭ ‬أفضل‭ ‬من‭ ‬الغني؟‭ ‬كما‭ ‬عرض‭ ‬إلى‭ ‬أمر‭ ‬الحمد‭ ‬والشكر‭.‬
وبالطبع،‭ ‬درس‭ ‬مطولا‭ ‬موضوع‭ ‬الأولياء،‭ ‬مفرقا‭ ‬بين‭ ‬أولياء‭ ‬الله‭ ‬وأولياء‭ ‬الشيطان،‭ ‬ذاكرا‭ ‬من‭ ‬هم‭ ‬وما‭ ‬تكون‭ ‬صفتهم‭ ‬وما‭ ‬هي‭ ‬الأسماء‭ ‬التي‭ ‬تسموا‭ ‬بها‭. ‬كما‭ ‬بين‭ ‬الفرق‭ ‬بين‭ ‬الأنبياء‭ ‬والأولياء‭ ‬وفضل‭ ‬الأنبياء‭ ‬على‭ ‬هؤلاء‭. ‬وعرض‭ ‬أيضا‭ ‬إلى‭ ‬ما‭ ‬عرف‭ ‬عند‭ ‬المتصوفة‭ ‬من‭ ‬كرامات‭ ‬وفرق‭ ‬بينها‭ ‬وبين‭ ‬المعجزات‭.‬
كل‭ ‬هذا‭ ‬ورد‭ ‬بالمجلد‭ ‬الحادي‭ ‬عشر‭ ‬من‭ ‬مجموع‭ ‬فتاوى‭ ‬شيخ‭ ‬الإسلام‭ ‬وهوخاص‭ ‬بالإسلام،‭ ‬وقد‭ ‬جمعه‭ ‬ورتبه‭ ‬عبد‭ ‬الرحمن‭ ‬العاصمي‭ ‬النجدي‭ ‬الحنبلي‭.   ‬
ومنه‭ ‬نقتطف‭ ‬اليوم‭ ‬ما‭ ‬يلي‭ ‬في‭ ‬تعريف‭ ‬التصوف‭ :‬
أما لفظ «الصوفية» فإنه لم يكن مشهورا في القرون الثلاثة، وإنما اشتهر التكلم به بعد ذلك، وقد نقل التكلم به عن غير واحد من الأئمة والشيوخ، كالإمام أحمد بن حنبل، وأبي سليمان الداراني (زاهد مشهور، من داريا، بغوطة دمشق)، وغيرهما. وقد روي عن سفيان الثوري أنه تكلم به، وبعضهم يذكر ذلك عن الحسن البصري، وتنازعوا في «المعني» الذي أضيف إليه الصوفي، فإنه من أسماء النسب : كالقرشي، والمدني، وأمثال ذلك. 
فقيل : إنه نسبة إلى «أهل الصفة»، وهو غلط؛ لأنه لو كان كذلك لقيل : صُفّي. 
وقيل نسبة إلى الصف المقدّم بين يدي الله، وهو أيضا غلط؛ فإنه لو كان كذلك، لقيل : صَفَوي. 
وقيل نسبة إلى الصَفوة من خلق الله، وهو غلط؛ لأنه لو كان كذلك لقيل : صَفَوي. 
وقيل : نسبة إلى صوفة بن أد بن طابخة، قبيلة من العرب (بطن من مضر، من العدنانيين) كانوا يجاورون بمكة من الزمن القديم ينسب إليهم النساك، وهذا وإن كان موافقا للنسب من جهة اللفظ، فإنه ضعيف أيضا لأن هؤلاء غير مشهورين ولا معروفين عند أكثر النساك، ولأنه لو نسب النساك إلى هؤلاء لكان هذا النسب في زمن الصحابة والتابعين وتابعيهم أولى، لأن غالب من تكلم باسم «الصوفي» لا يعرف هذه القبيلة، ولايرضى أن يكون مضافا إلى قبيلة في الجاهلية لا وجود لها في الإسلام.
وقيل : _ وهو المعروف _ أنه نسبة إلى لبس الصوف، فإنه أول ما ظهرت الصوفية في البصرة، وأول من بنى دويرة الصوفية بعض زصحاب عبد الواحد بن زيد وعبد الواحد من أصحاب الحسن (البصري، الإمام المشهور)؛ وكان في البصرة من المبالغة في الزهد والعبادة والخوف ونحو ذلك ما لم يكن في سائر الأمصار، ولهذا كان يقال : فقه كوفي، وعبادة بصرية. وقد روى أبو الشيخ الزصبهاني باسناده عن محمد بن سيرين أنه بلغه أن قوما يفضلون لباس الصوف، فقال : إن قوما يتخيرون الصوف، يقولون : إنهم متشبهون بالمسيح بن مريم، وهدي نبينا أحب إلينا، وكان النبي (صلعم) يلبس القطن وغيره، أو كلاما نحوا من هذا.       

L'Esprit en islam (10) الروح في الإسلام

في الفرق بين النفس والروح
مقتطف من كتاب 
الروح
في الكلام على على أرواح الأموات والأحياء
 بالدلائل من الكتاب والسنة
والآثار وأقوال العلماء 
لمؤلفه
محمد بن أبي بكر أيوب الزرعي أبو عبد الله 
المعروف بابن قيم الجوزية
المسألة العشرون
 وهي هل النفس والروح شيء واحد أو شيئان متغايران؟

فأختلف الناس في ذلك.
فمن قائل : إن مسماهما واحد، وهم الجمهور.
ومن قائل : إنهما متغايران.
ونحن نكشف سر المسألة بحول الله وقوته، فنقول : النفس تطلق على أمور.
أحدها : الروح. قال الجوهري : النفس : الروح. يقال : خرجت نفسه؛ قال أبو خراش :
    نجما سالما والنفس منه بشدقه ... ولم ينج إلا جفن سيف ومئزر
أي بجفن سيف ومئزر. والنفس : الدم. يقال : سألت نفسه؛ وفي الحديث : ما لا نفس له سائلة لا ينجس الماء إذا مات فيه. والنفس : الجسد. 
قال الشاعر :
نبئت أن بني تميم أدخلوا ... أبناءهم تامور نفس المنذر 
والتامور : الدم. والنفس : العين، يقال : أصابت فلانا، أي عين.
قلت : ليس كما قال، بل النفس ها هنا الروح، ونسبة الإضافة إلى العين توسع لأنها تكون بواسطة النظر المصيب، والذي أصابه إنما هو نفس العائن كما تقدم. 
قلت : والنفس في القرآن تطلق على الذات بحملتها، كقوله تعالى : «فسلّموا على أنفسكم» (سورة النور، الآية : ٦١)، وقوله تعالى : «يوم تأتي كل نفس تجادل عن نفسها» (سورة النحل، الآية : ١١١)، وقوله تعالى : «كل نفس بما كسبت رهينة» (سورة المدثر، الآية : ٣٨)؛ وتطلق على الروح وحدها، كقوله تعالى: «يا أيتها النفس المطمئنة» (سورة الفجر، الآية : ٢٨)، وقوله تعالى : «أخرجوا أنفسكم» (سورة الأنعام الآية : ٩٣)، وقوله تعالى : «ونهى النفس عن الهوى» (سورة النازعات، الآية : ٤٠)، وقوله تعالى : «إن النفس لأمارة بالسوء» (سورة يوسف، الآية : ٥٣). 
وأما الروح فلا تطلق على البدن لا بإنفراده ولا مع النفس، وتطلق الروح على القرآن الذي أوحاه الله تعالى إلى رسوله، قال تعالى : «وكذلك أوحينا إليك روحا من أمرنا» (سورة الشورى الآية : ٥٢). 
وعلى الوحي الذي يوحيه إلى أنبيائه ورسله، قال تعالى : «يلقى الروح من أمره على من يشاء من عباده لينذر يوم التلاق» (سورة غافر، الآية ١٥)، وقال تعالى : «ينزّل الملائكة بالروح من أمره على من يشاء من عباده أن أنذروا أنه لا إله إلا أنا فإتقون» (سورة النحل، الآية ٢)، وسمى ذلك روحا لما يحصل به من الحياة النافعة، فإن الحياة بدونه لا تنفع صاحبها البتة، بل حياة الحيوان البهيم خير منها وأسلم عاقبة. 
وسميت الروح روحا لأن بها حياة البدن، وكذلك سميت الريح لما يحصل بها من الحياة، وهي من ذوات الواو ولهذا تجمع على أرواح، قال الشاعر :
      إذا ذهبت الأرواح من نحو أرضكم ... وجدت لمسرها على كبدي بردا
ومنها الروح والريحان والاستراحة، فسميت النفس روحا لحصول الحياة بها، وسميت نفسا إما من الشيء النفيس لنفاستها وشرفها، وإما من تنفس الشيء إذا خرج، فلكثرة خروجها ودخولها في البدن سميت نفسا، ومنه النفَس بالتحريك، فإن العبد كلما نام خرجت منه، فإذا استيقظ رجعت إليه، فإذا مات خرجت خروجا كليا، فإذا دفن عادت إليه، فإذا سئل خرجت، فإذا بعث رجعت إليه. 
فالفرق بين النفس والروح فرق بالصفات لا فرق بالذات، وإنما سمي الدم نفسا لأن خروجه الذي يكون معه الموت يلازم خروج النفس، وإن الحياة لا تتم إلا به، كما لا تتم إلا بالنفس، فلهذا قال :
تسيل على حد الظباة نفوسنا ... وليست على غير الظباة تسيل 
ويقال : فاضت نفسه، وخرجت نفسه، وفارقت نفسه، كما يقال : خرجت روحه، وفارقت، ولكن الفيض الاندفاع وهلة واحدة، ومنه الإفاضة، وهي الاندفاع بكثرة وسرعة، لكن أفاض : إذا دفع بإختياره وإرادته، وفاض : إذا اندفع قسرا وقهرا، فالله سبحانه هو الذي يفيضها عند الموت فتفيض هي. 

فصل 
وقالت فرقة أخرى من أهل الحديث والفقه والتصوف : الروح غير النفس.
قال مقاتل بن سليمان : للإنسان حياة وروح ونفس، فإذا نام خرجت نفسه التي يعقل بها الأشياء ولم تفارق الجسد، بل تخرج كحبل ممتد له شعاع فيرى الرؤيا بالنفس التي خرجت منه، وتبقى الحياة والروح في الجسد فيه يتقلب ويتنفس، فإذا حرك رجعت إليه أسرع من طرفة عين، فإذا أراد الله عز و جل أن يميته في المنام أمسك تلك النفس التي خرجت. وقال أيضا : إذا نام خرجت نفسه فصعدت إلى فوق، فإذا رأت الرؤيا رجعت فأخبرت الروح ويخبر الروح فيصبح يعلم أنه قد رأى كيت وكيت.
قال أبو عبد الله بن منده : ثم اختلفوا في معرفة الروح والنفس، فقال بعضهم : النفس طينية نارية، والروح نورية روحانية. وقال بعضهم : الروح لاهوتية والنفس ناسوتية. وإن الخلق بها ابتلي. وقالت طائفة، وهم أهل الأثر : إن الروح غير النفس، والنفس غير الروح، وقوام النفس بالروح، والنفس صورة العبد، والهوى والشهوة والبلاء معجون فيها، ولا عدو أعدى لابن آدم من نفسه، فالنفس لا تريد إلا الدنيا ولا تحب إلا إياها، والروح تدعو إلى الآخرة وتؤثرها، وجعل الهوى تبعا للنفس، والشيطان تبع النفس والهوى، والملك مع العقل والروح، والله تعالى يمدهما بإلهامة وتوفيقه. 
وقال بعضهم : الأرواح من أمر الله أخفى حقيقتها وعلمها على الخلق. 
وقال بعضهم : الأرواح نور من نور الله، وحياة من حياة الله. 
ثم اختلفوا في الأرواح هل تموت بموت الأبدان والأنفس، أو لا تموت؟ 
فقالت طائفة : الأرواح لا تموت ولا تبلى. 
وقالت جماعة : الأرواح على صور الخلق لها أيد وأرجل وأعين وسمع وبصر
ولسان. 
وقالت طائفة : للمؤمن ثلاثة أرواح، وللمنافق والكافر روح واحدة. 
وقال بعضهم : للأنبياء والصديقين خمس أرواح. 
وقال بعضهم : الأرواح روحانية خلقت من الملكوت، فإذا صَفت رجعت إلى الملكوت. 
قلت : أما الروح التي تتوفى وتقبض فهي روح واحدة، وهي النفس. وأما ما يؤيد الله به أولياءه من الروح فهي روح أخرى غير هذه الروح، كما قال تعالى : «أولئك كتب في قلوبهم الإيمان وأيّدهم بروح منه» (سورة المجادلة، الآية : ٢٢). وكذلك الروح الذي أيد بها روحه المسح ابن مريم، كما قال تعالى : «إذ قال الله يا عيسى ابن مريم اذكر نعمتي عليك وعلى والدتك إذ أيدك بروح القدس» (سورة المائدة، الآية : ١١٠)، وكذلك الروح التي يلقيها على من يشاء من عباده هي غير الروح التي في البدن. 
وأما القوى التي في البدن، فإنها تسمى أيضا أرواحا، فيقال : الروح الباصر والروح السامع والروح الشامّ، فهذه الأرواح قوى مودعة في البدن تموت بموت الأبدان، وهي غير الروح التي لا تموت بموت البدن، ولا تبلى كما يبلى. ويطلق الروح على أخص من هذا كل، وهو قوة المعرفة بالله والإنابة إليه، ومحبته وانبعاث الهمة إلى طلبه وإرادته. ونسبة هذه الروح إلى الروح كنسبة الروح إلى البدن، فإذا فقدتها الروح كانت بمنزلة البدن إذا فقد روحه، وهي الروح التي يؤيد بها أهل ولايته وطاعته، ولهذا يقول الناس : فلان فيه روح، وفلان ما فيه روح، وهو : بَوّ، وهو قصبة فارغة، ونحو ذلك.
فللعلم روح، وللإحسان روح، وللإخلاص روح، وللمحبة والإنابة روح، وللتوكل والصدق روح، والناس متفاوتون في هذه الأرواح أعظم تفاوت، فمنهم من تغلب عليه هذه الأرواح فيصير روحانيا، ومنهم من يفقدها أو أكثرها فيصير أرضيا بهيميا؛ والله المستعان.